Convention collective : la FICAV change les règles du jeu pour le cinéma
Abidjan – La Fédération Ivoirienne du Cinéma et de l’Audiovisuel (FICAV) a tenu une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) riche en échanges et en perspectives pour l’avenir du secteur. Objectif principal : structurer et professionnaliser le cinéma et l’audiovisuel en Côte d’Ivoire.
Présent à cette rencontre, M. Jean Jacques Kanon SION, président par intérim de la FICAV, a rappelé que « l’objectif général est de structurer et de professionnaliser notre secteur ». Selon lui, « il y a aujourd’hui une maturité dans le secteur et une prise de conscience. Nous parlons au nom des associations, et non simplement en notre nom. »
L’AGE a été l’occasion de poser les bases de la convention collective, avec la création d’un comité autonome chargé de centraliser les échanges et de représenter tous les acteurs de manière unifiée. Le ministère de la Culture, à travers Côte d’Ivoire Cinéma, était représenté lors de cette rencontre, apportant un soutien institutionnel fort.

Le professeur M. Elie Kouaho LIAZERE Ancien Directeur du CNAC , spécialiste et ancien acteur du secteur, est venu présenter les contours de cette convention. Il explique : « L’intérêt d’une convention collective, c’est d’organiser les rapports de travail. Le Code du Travail est général ; il faut adapter les règles à la réalité du cinéma : temps de travail, salaires, protection sociale. »
Selon lui, cette démarche permet aux artistes et aux professionnels du cinéma de « vivre de leur art » et de bénéficier d’un minimum de sécurité sociale et financière.
Pour sa part, Jean-Eude Apokou, directeur de la production et de l’attractivité à Côte d’Ivoire Cinéma, souligne l’importance de la collaboration entre la FICAV et l’institution : « C’est ensemble que ces réflexions vont se mener. Le ministère ne peut qu’accompagner ces initiatives, et nous sommes là pour soutenir ce projet. »
Il insiste sur l’importance de la couverture sociale et de l’organisation professionnelle pour que le secteur du cinéma puisse se développer durablement.

La FICAV regroupe actuellement 23 associations et reste ouverte à l’intégration de nouvelles structures pour renforcer la voix des acteurs du cinéma. Kanon SION conclut : « Il est temps de nous occuper des réglementations, de l’intellectuel et du scientifique. La popularité ne remplace pas le statut juridique ou la protection sociale. Approchez-vous, participez aux ateliers et aux discussions. C’est ainsi que notre secteur pourra vraiment avancer. »
Cette AGE marque une étape décisive pour le cinéma ivoirien, en posant les bases d’un cadre réglementaire et professionnel qui devrait améliorer les conditions de travail et la reconnaissance des artistes et techniciens.
@Cinelifes par Kanian Djalika





