Le Gendarme de Abobo 3– Endgame : Quand le rire part à la recherche de la Reine Pokou

Gendarme de Abobo

Le Gendarme de Abobo 3– Endgame : Quand le rire part à la recherche de la Reine Pokou
Le Gendarme de Abobo 3– Endgame : Quand le rire part à la recherche de la Reine Pokou

Sur le plateau du troisième volet du Gendarme de Abobo, une nouvelle histoire s’écrit. Entre comédie, mystère et mémoire historique, Anton Vassil entraîne Michel Gohou et son équipe sur les traces de la légendaire Reine Abla Pokou. Un film qui promet de faire rire, mais aussi de faire redécouvrir une partie du patrimoine ivoirien.

Le premier clap a retenti.

Sur le plateau, la Directrice Générale de l’Office du Tourisme de Côte d’Ivoire observe attentivement les décors. Autour d’elle, des colonnes évoquant un temple ancien, des accessoires royaux et cette atmosphère particulière qui accompagne chaque début de tournage : celle où une histoire imaginée sur le papier commence enfin à prendre vie.

Derrière la caméra, Anton Vassil, réalisateur du Gendarme de Abobo 3 – Endgame, savoure cet instant.

Car cette fois, le défi est de taille : poursuivre l’aventure d’une franchise populaire tout en ouvrant une porte sur l’histoire et le patrimoine de la Côte d’Ivoire.

Entre le fleuve Comoé et les terres qui deviendront le cœur du peuple baoulé, une femme avance avec son peuple.

Son nom : Abla Pokou.

Figure majeure de la mémoire baoulé, la reine est associée à une histoire de migration, de courage et de sacrifice qui traverse les générations. Trois siècles plus tard, son héritage continue de nourrir l'imaginaire collectif.

Dans le scénario imaginé par Anton Vassil, une nouvelle énigme vient réveiller cette mémoire : les vestiges liés à la Reine Pokou seraient cachés dans un mystérieux temple du roi baoulé.

Une quête historique qui devient le moteur de cette nouvelle aventure.

« Nous avons tous notre interprétation de la Reine Pokou. Moi, je me suis fait une idée d'elle : quelqu'un de comparable à la Jeanne d'Arc de la culture baoulé. Une femme de conviction, qui a fait de grands sacrifices pour son peuple. »

Pour le réalisateur, il ne s'agit donc pas de représenter une reine distante, enfermée derrière une couronne et un protocole.

La Pokou de Gendarme de Abobo 3 est avant tout une femme de conviction, proche de son peuple et prête au sacrifice.

C'est Mademoiselle Lydia qui lui prête ses traits à l'écran.

Anton Vassil espère que cette incarnation donnera également envie au public d'aller plus loin : découvrir, rechercher et mieux comprendre l'histoire de la Reine Abla Pokou et la richesse de la culture baoulé.

Le pari peut surprendre.

Les deux premiers volets du Gendarme de Abobo ont installé leur succès sur la comédie et l'énergie de leurs personnages. Avec ce troisième épisode, l'équipe conserve cet ADN tout en ajoutant une dimension historique.

Les protagonistes pénètrent dans un temple secret. Ils enquêtent, cherchent des indices et tentent de comprendre ce qui est arrivé aux précieux vestiges.

Et évidemment… Michel Gohou est de la partie.

Avec lui, même une enquête historique peut rapidement prendre une tournure hilarante.

Mais derrière les situations comiques se cache une véritable interrogation : que faisons-nous de notre mémoire ?

Où sont passés les vestiges de notre histoire ? Pourquoi certains lieux et certaines figures historiques sont-ils progressivement oubliés ? Et surtout, comment le cinéma peut-il contribuer à réveiller l'intérêt du public pour ce patrimoine ?

Pour raconter cette nouvelle aventure, les caméras se sont notamment installées à Grand-Bassam, dans l'enceinte de l'ancien Hôtel de France.

Le lieu n'a pas été choisi au hasard.

Considéré comme le premier hôtel de Côte d'Ivoire et inauguré en 1900, cet édifice porte en lui plusieurs décennies de l'histoire du pays.

Pour Anton Vassil, tourner dans un tel endroit donne une dimension particulière au projet.

« Cet hôtel renferme plein d'histoires de ce pays. »

Un bâtiment historique devient ainsi le décor d'un film qui parle justement de ce que le temps peut effacer.

Et c'est peut-être là que se trouve l'une des grandes forces de ce troisième opus : faire du patrimoine un personnage à part entière.

La présence de la Directrice Générale de l'Office du Tourisme de Côte d'Ivoire sur le plateau prend alors tout son sens.

Pour le réalisateur, le cinéma peut contribuer à mieux faire connaître les lieux historiques et touristiques du pays.

« J'espère que ceci nous permettra de mieux travailler pour valoriser le tourisme ici en Côte d'Ivoire. »

Anton Vassil défend une idée simple : la Côte d'Ivoire possède des lieux, des histoires et des personnages capables de nourrir de grandes œuvres cinématographiques.

Encore faut-il les regarder, les préserver et les raconter.

Le cinéma peut justement devenir l'un des moyens de transmettre cette mémoire aux nouvelles générations.

Avec Le Gendarme de Abobo 3 – Endgame, Anton Vassil tente donc un équilibre délicat : offrir au public le divertissement qu'il attend tout en glissant, derrière les éclats de rire, une réflexion sur l'histoire et le patrimoine.

La promesse reste celle d'une comédie populaire.

Mais l'ambition est plus grande.

Faire rire le public, oui.

Mais peut-être aussi lui donner envie, en sortant de la salle, de chercher qui était réellement la Reine Pokou, de découvrir les lieux historiques de Côte d'Ivoire et de s'interroger sur ce que nous voulons transmettre aux générations futures.

« J'espère que les Ivoiriens vont s'intéresser à leur histoire à travers ce film », confie Anton Vassil.

Avant d'ajouter, avec un sourire, que l'équipe a surtout pris beaucoup de plaisir à réaliser cette aventure.

Une chose est donc certaine : l'histoire sera au rendez-vous… et le rire aussi.