CLAP IVOIRE : « Il mérite d’être vu, raconté et valorisé » — le coup de gueule de Siata Traoré
Alors que la phase nationale du CLAP IVOIRE s’est tenue dans un contexte que certains professionnels jugent trop discret, Siata Traoré pousse un coup de gueule et interpelle publiquement l’organisation sur la communication, la couverture médiatique et la valorisation de l’événement.
Le CLAP IVOIRE est l’un des rendez-vous historiques de la création cinématographique en Côte d’Ivoire. Pourtant, pour Siata Traoré, l’édition actuelle soulève une question essentielle : comment un événement cinématographique de cette importance peut-il être aussi peu visible ?
Dans un message adressé à la page Côte d’Ivoire-Cinéma Officiel, la professionnelle ne cache pas sa déception.
« Pourquoi le CLAP IVOIRE est-il autant négligé ? »
C’est avec cette interrogation que Siata Traoré ouvre son intervention. Selon elle, l’organisation d’une manifestation qui s’inscrit dans l’histoire du cinéma ivoirien devrait nécessairement s’accompagner d’une stratégie de communication à la hauteur de son importance.
Elle déplore notamment l’absence, ou selon son constat, la faible présence de la presse, des chaînes de télévision et des réseaux sociaux autour de la phase nationale.
« Comment peut-on organiser une phase nationale du CLAP IVOIRE dans un silence pareil ? »
Pour Siata Traoré, la question dépasse la simple communication événementielle. Elle touche directement à la manière dont le secteur cinématographique ivoirien présente et valorise ses propres initiatives.
Autre point soulevé : la couverture photographique de l’événement.
Siata Traoré regrette notamment l’absence d’un photographe professionnel et critique la qualité de certaines images utilisées ensuite sur les réseaux sociaux.
Pour elle, l’image d’un événement culturel participe pleinement à sa valorisation. Une photographie, une vidéo ou un reportage peuvent contribuer à donner une visibilité aux participants, aux œuvres et à l’institution qui porte l’événement.
Elle estime ainsi que les professionnels présents, les candidats et les responsables de l’organisation méritent d’être représentés dans des conditions permettant de mettre en valeur leur travail.
« Comment voulez-vous qu’on nous respecte si nous-mêmes, nous ne valorisons pas ce que nous faisons ? »
Cette phrase résume l’essentiel de son message.
Au-delà de la critique adressée à l’organisation, Siata Traoré pose une question plus large à l’ensemble de l’écosystème culturel : sommes-nous suffisamment engagés dans la valorisation de nos propres événements et de nos talents ?

Dans un environnement où la visibilité numérique occupe une place de plus en plus importante, la communication devient un véritable outil de promotion du cinéma. Photos professionnelles, contenus vidéo, interviews, articles, réseaux sociaux et présence médiatique peuvent contribuer à prolonger la vie d’un événement bien au-delà de sa tenue physique.
Alors que les résultats de la phase nationale sont annoncés pour jeudi, Siata Traoré formule une demande simple : renforcer la couverture de cette prochaine étape.
Elle appelle notamment l’organisation à faire appel à un photographe professionnel et à associer la presse nationale à l’annonce des résultats.
Son message se termine sur une formule qui résume sa démarche :
« Le CLAP IVOIRE mérite d’être vu, raconté et valorisé à la hauteur de ce qu’il représente. »
Une interpellation qui ouvre finalement un débat plus large sur la place de la communication dans les grands rendez-vous du cinéma ivoirien. Car organiser un événement est une chose ; le documenter, le raconter et lui donner une visibilité durable en est une autre.
À suivre jeudi, avec l’annonce des résultats de cette phase nationale du CLAP IVOIRE.






