« La Télé du Directeur » : O. Assi célèbre la mémoire ivoirienne à travers l’école et les valeurs d’une époque
Le cinéma ivoirien s’enrichit d’une nouvelle œuvre tournée vers la mémoire collective. Avec « La Télé du Directeur », le réalisateur et producteur ivoirien O. Assi propose un voyage dans la Côte d’Ivoire des années 1980, une époque marquée par l’importance de l’école, les liens communautaires et les grands moments de rassemblement populaire.
Le film suit un enseignant récemment promu directeur d’une école à Grand-Bassam, qui ambitionne de transformer son établissement en plaçant l’élève au centre de l’éducation. Face aux anciennes méthodes d’enseignement, il devra convaincre son équipe d’adopter une approche basée sur le respect, la transmission et la lutte contre les violences éducatives.

Au cœur du récit, la télévision du directeur devient un symbole fort. Dans les années 1980, cet objet rare rassemble tout un quartier autour des grands événements, notamment la CAN 1984 organisée en Côte d’Ivoire, créant des moments de partage et de communion nationale.
Pour O. Assi, ce film est avant tout un devoir de mémoire : « Beaucoup de jeunes aujourd’hui n’ont pas connu cette époque. Il est important de raconter cette histoire et de préserver notre patrimoine culturel ».
Pour interpréter le rôle principal, le réalisateur a choisi Meiway, figure emblématique de la musique ivoirienne, qui fait ainsi ses premiers pas comme acteur principal au cinéma. L’artiste voit dans ce projet une occasion de transmettre une époque qu’il a lui-même connue dans son enfance.

« La Télé du Directeur est une histoire qui me rappelle mon vécu, lorsque les habitants se retrouvaient autour d’une télévision dans les cours communes », confie-t-il.
Au-delà de la fiction, le projet porte une ambition culturelle et économique : montrer que le cinéma peut préserver la mémoire, valoriser l’identité nationale et contribuer au rayonnement de la Côte d’Ivoire.
Avec « La Télé du Directeur », O. Assi signe une œuvre qui rend hommage aux enseignants, aux familles et aux valeurs qui ont construit une génération, tout en ouvrant une réflexion sur la place du cinéma dans la transmission de notre histoire.





